Andro Wekua

Untitled, 2010–2011

© Collection FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque, © D.R

Mannequin de cire et structure aluminium et bois

118 × 83 × 57 cm  (statue)

Français

LES FRAC AU CENTRE POMPIDOU


Au Centre Pompidou, Paris

18.10.17 – 31.12.18


Pour ses 40 ans, le Centre Pompidou invite les Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC) à intégrer le nouvel accrochage du musée. Au nombre de 23, les FRAC ont été créés en 1982 pour permettre à l’art d’aujourd’hui d’être présent dans chaque région de France. Ils ont aujourd’hui bâti un réseau de partenaires dans le domaine culturel, éducatif, social.

 

Les collections publiques des FRAC rassemblent 26 000 œuvres de 5 300 artistes autant français qu’étrangers. Chaque année, un tiers est présenté au public. Les FRAC organisent tous les ans près de 500 manifestations, de formats variés, pour un public de plus d’un million et demi de visiteurs. Les œuvres acquises participent d’un regard sur l’art actuel, d’une approche ambitieuse et sélective des propositions les plus avancées produites depuis les années 1960 par des artistes des cinq continents.

 

Depuis 2005, l’association Platform réunit les 23 FRAC autour de trois objectifs communs de développement et de coopération : favoriser une réflexion collective sur les missions et les enjeux des FRAC, constituer un centre de ressources et d’informations pour ses membres et partenaires, développer les échanges et les coopérations interrégionales et internationales grâce à des invitations de commissaires étrangers.
Au Centre Pompidou, une sélection d’œuvres des 23 FRAC émaillent le nouvel accrochage des collections contemporaines au gré d’un parcours baptisé « Invitation ». Ces artistes ont été choisis pour mettre en évidence des œuvres ne faisant pas encore partie des collections du Musée national d’art moderne.   

 


 

FAIRE AIMER L’ART DE NOTRE TEMPS

Le mot de Bernard de Montferrand
Président du FRAC Aquitaine et Président de Platform, regroupement des FRAC

 

Pour son quarantième anniversaire, le centre Pompidou a souhaité présenter des œuvres des collections des Fonds Régionaux d’Art Contemporain parmi celles de sa collection permanente qu’il fait à nouveau redécouvrir au public. Allier le réseau décentralisé des FRAC, présent dans toutes nos régions, à la plus grande institution d’art moderne et contemporain française c’est d’abord un témoignage amical de la coopération confiante qui existe entre les acteurs de l’action publique dans le domaine des arts plastiques.

 

Que le Centre Pompidou  en soit remercié et d’abord son président Serge Lasvignes et son directeur Bernard Blistène. C’est surtout l’expression de la France d’aujourd’hui. Elle dispose dans sa capitale de centres d’excellence européens et mondiaux. Mais elle dispose aussi sur tout son territoire d’institutions très diverses et nombreuses d’une grande vitalité qui comme les FRAC ont constitué des collections que beaucoup d’institutions étrangères leur envient.
C’est ce réseau d’institutions qui dessine aujourd’hui une carte de la France des arts plastiques beaucoup plus riche que les français ne le croient. Dans ce domaine, leur perception a évolué moins vite que les réalités. J’espère que la présence d‘œuvres des FRAC dans la collection du Centre Pompidou leur en fera prendre conscience.

 

Car cette rencontre a une autre vertu ; elle illustre les deux faces d’une même médaille, celle d’une politique culturelle française ambitieuse. Pour rapprocher un plus grand nombre de français de la création moderne et contemporaine il faut à la fois de très grands Musées seuls capables grâce à leurs compétences et à leurs moyens d’organiser des expositions majeures.

 

Mais il faut aussi un maillage du territoire, comme celui des FRAC, avec le soutien sans faille de l’État et des Régions – aux côtés de beaucoup d’autres organismes privés ou publics – capable d’apporter les œuvres au plus prés des publics et de jouer parfois un rôle de franc tireur et de recherche là ou on ne les attend pas. Toutes ces forces sont nécessaires pour faire aimer l’art de notre temps et pour qu’il soit une clé de compréhension de notre monde si complexe. N’est-ce-pas le but profond de toute politique de démocratisation culturelle ?


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