Andro Wekua

Untitled, 2010–2011

© Collection FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque, © D.R

Mannequin de cire et structure aluminium et bois

118 × 83 × 57 cm  (statue)

Français

GOOD BOY BAD BOY


En partenariat avec le centre d'art Ten Bogaerde

24.06.17 – 24.09.17

Centre d'art Ten Bogaerde, Koksijde (Belgique)


DU 24 JUIN AU 24 SEPTEMBRE 2017

 

Avec : Micol Assaël, Christophe Boulanger, Babak Ghazi, Urs Lüthi, Giulio Paolini, Mario Merz, Bruce Nauman, Hedi Slimane, Joachim Schmid, Meredyth Sparks, Margot Zanni

 

Commissaire : Keren Detton

 

L’exposition “Good Boy Bad Boy” réunit des portraits de figures populaires et mythologiques ainsi que des portraits d’anonymes, tous issus de la collection du Frac Nord-Pas de Calais. Ces photographies, vidéos et sculptures, réalisées entre la fin des années 1970 et le début des années 2000, cherchent moins la ressemblance physique que des indices mêlant des traits psychologiques et sociaux. Figure de dos, images fragmentées, dédoublées ou détournées, ces œuvres explorent le conflit entre le masque social et l’expression du sujet.

 

Alors que les visages sont devenus des marchandises sur les supports publicitaires ou dans les réseaux sociaux, que le selfie est un véritable phénomène de société fabriquant de nouveaux stéréotypes, comment peut-on encore faire le portrait d’un individu ou d’un groupe social sans que ces derniers lui fassent écran ? L’histoire de l’art, recyclée par l’imagerie des médias, peut-elle encore inspirer les artistes contemporains ? En quoi ces portraits, réalisés en l’espace d’une quarantaine d’années, sont-ils le reflet de leur époque ? Et comment les regarde-t-on aujourd’hui?

 

Avec l’installation vidéo, “Good Boy Bad Boy” (1983), qui a donné son titre à l’exposition*, Bruce Nauman met en scène deux présentateurs – un homme noir et une femme blanche – qui invectivent le téléspectateur. Progressivement, le jeu des acteurs se fissure et révèle le pouvoir politique des images et la place des médias. Du présentateur télé au héros mythologique en passant par la pop star, les artistes de l’exposition s’intéressent à des modèles qui se révèlent sous leurs différentes facettes (Christophe Boulanger, Giulio Paolini, Hedi Slimane). Par l’évocation d’un double, ils jettent le trouble sur l’identité du sujet et ouvrent des espaces de fictions et de réinvention de soi (Joachim Schmid, Margot Zanni).

 

Certains utilisent le travestissement, pour réaliser des formes hybrides et subversives (Mario Merz, Urs Lüthi). Mais plutôt que d’imposer une figure, nombreux sont les artistes à faire de l’oeuvre une véritable interface avec le regardeur. Il est alors directement sollicité (Babak Ghazi, Meredith Sparks), son environnement est modifié (Micol Assaël) et il fait partie de l’œuvre. Entre l’expérience actuelle de l’œuvre, l’évocation des mythes et celle de la finitude humaine, l’exposition “Good Boy Bad Boy” réunit une galerie de portraits, figures de notoriété publique ou d’anonymes, à l’aune desquelles s’envisagent nos palpitations intimes.

 

 

CENTRE D’ART TEN BOGAERDE, KOKSIJDE

Ten Bogaerdelaan 10

8670 Koksijde (Belgique)

Horaires :

Mardi-Vendredi : 11h -18h

Samedi-Dimanche : 10h – 18h

 

Tarifs : 5€ / 3€

Tarif réduit sur présentation du ticket d’entrée du Frac et vice versa

 

Renseignements :

+0032 (0)58 51 29 10

www.koksijde.be

VISITE DE L’EXPOSITION

Samedi 29 juillet à 14h

Rendez-vous au Centre d’art Ten Bogaerde à 13h45

Inscription : reservations@fracnpdc.fr

 

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