Andro Wekua

Untitled, 2010–2011

© Collection FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque, © D.R

Mannequin de cire et structure aluminium et bois

118 × 83 × 57 cm  (statue)

Français

Latifa Echakhch, A chaque stencil une révolution, 2007


Installation semi-permanente issue de la collection du Frac Nord-Pas de Calais


Ce qui frappe tout d’abord devant À chaque Stencil une révolution, c’est son indéniable dimension picturale. le bleu électrique rappelle l’international Klein Blue (IKB) d’Yves Klein, tandis que les coulures convoquent toute une part de la peinture abstraite américaine (Clyfford Still, Morris Louis). mais l’œuvre nous emmène plus loin… Empruntant son titre à une citation de Yasser Arafat, À chaque Stencil une révolution a été exposée à plusieurs reprises, notamment à la Tate modern de londres. les murs sont recouverts de feuilles de papier carbone aspergées d’alcool à brûler. le pigment s’écoule jusqu’au sol, matérialisant une inéluctable déliquescence. emblématique des lenteurs d’une certaine bureaucratie, le papier carbone fut aussi à la fin des années 1960 un outil privilégié de la jeunesse contestataire (notamment lors de mai 1968) pour reproduire et diffuser des tracts politiques. Mais nul message n’apparaît ici, comme si les mots affichés avaient été ruinés par la pluie et le temps. les idées se sont diluées dans l’écume des jours, et l’œuvre apparaît comme le vestige d’une mémoire délavée, d’un temps où l’engagement politique était vécu comme une religion.