Andro Wekua

Untitled, 2010–2011

© Collection FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque, © D.R

Mannequin de cire et structure aluminium et bois

118 × 83 × 57 cm  (statue)

Français

ANNABA – Territoires de jeunesse.
Marie-Noëlle Boutin

© Marie-Noëlle Boutin.


Exposition en partenariat avec Le Château Coquelle

04.10.14 – 07.12.14

Vendredi 3 octobre à 18h30

Vitrine, FRAC/AP2


Le travail de Marie-Noëlle Boutin porte sur la manière d’habiter un territoire. Depuis 2011, elle mène un projet autour de l’adolescence dont le but est de réaliser des portraits de jeunes dans des contextes géographiques différents. Après avoir réalisé ce projet, intitulé « Territoires de jeunesse », à Ribérac en Dordogne (France), puis à Bruxelles (Belgique), elle a commencé en 2012 une collaboration avec le Château Coquelle à Dunkerque qui l’a amenée à prolonger ce travail en Algérie dans le cadre d’un accord de coopération décentralisée entre Dunkerque et Annaba. Parallèlement à cette série en Algérie, Marie-Noëlle Boutin continue son projet avec le Château Coquelle sur la relation transfrontalière vécue par les jeunes de part et d’autre de la frontière entre Dunkerque et La Panne en Belgique.

 “Annaba”

La ville d’Annaba est située à l’est de l’Algérie, près de la frontière tunisienne. Marie-Noëlle Boutin s’y est rendue à plusieurs reprises entre 2012 et 2013 pour photographier les jeunes Algériens. Dans un premier temps, elle est allée sur le campus de l’Université Badji Mokhtar à Sidi Amar, une ville dans la banlieue d’Annaba. Là-bas, les jeunes gens investissent les espaces verts du campus comme autant d’espace de liberté où ils peuvent se retrouver ensemble, filles et garçons mélangés, et vivre leur relation amoureuse sans être inquiétés par le regard de la société. C’est un havre de paix où les étudiants semblent vivre pleinement leur jeunesse.

Lors d’un second séjour de prise de vues en 2013, Marie-Noëlle Boutin a voulu rendre compte de l’atmosphère de la ville d’Annaba. Les difficultés à photographier dans la ville, liées aux demandes d’autorisation accordées par les autorités, l’ont contrainte à sillonner les pourtours d’Annaba. Ce sont ces mêmes endroits que les jeunes occupent lorsqu’ils veulent s’échapper de la pesanteur de la société algérienne ancrée dans ses archaïsmes.

Entre envie de liberté et frustration refoulée, les jeunes Algériens aspirent à un avenir plus serein. A Annaba, face à la mer, chacun projette ses espoirs.