Andro Wekua

Untitled, 2010–2011

© Collection FRAC Nord-Pas de Calais, Dunkerque, © D.R

Mannequin de cire et structure aluminium et bois

118 × 83 × 57 cm  (statue)

Français

Angela Bulloch
Blowing in the Wind

Angela Buloch, Blowing in the Wind, 2013

Réalisation en 2013, courtesy Esther Schiper, © Carsten Eisfeld, eberleeisfeld.de


eberleeisfeld.de

" style="margin: 0 15px 15px 0"> eberleeisfeld.de

" style="margin: 0 15px 15px 0"> eberleeisfeld.de

" style="margin: 0 15px 15px 0">

Angela Bulloch a été invitée par Hilde Teerlinck, Directrice du Frac Nord-Pas de Calais, à proposer une intervention artistique in situ pérenne. Celle-ci s’intitule Blowing in the Wind et sa production est intégralement subventionnée par le programme Dunkerque 2013, Capitale régionale de la culture. Forte de la connaissance de l’histoire du site et de l’importance de la «Cathédrale» pour les habitants, Angela Bulloch met en valeur l’architecture de la Halle AP2, le patrimoine industriel dunkerquois et l’histoire des Ateliers et chantiers de France. Son intervention légère, car il ne s’agit que d’un calque coloré interactif, rend au site toute son importance sans en troubler directement l’apparence.

 

Angela Bulloch choisit d’appliquer sur la façade deux poursuites lumineuses telles que le visiteur pourrait les retrouver dans le contexte de performances théâtrales, mettant en avant les divers protagonistes dont l’intervention ne saurait être manquée. Celles-ci sont installées en vis-à-vis de la façade dans un boîtier protecteur en béton, sur le parvis. Répondant au fait que son travail se caractérise par une transcription de données en animations lumineuses, le mouvement des poursuites traduit instantanément des données perçues et enregistrées par un anémomètre fixé au sommet de la façade de la Halle AP2. Celle-ci est elle-même devenue une cartographie du sens du vent; venant du Nord, les disques se situe sur le haut de la façade et ainsi de suite pour les autres points cardinaux. Une girouette, fixée en miroir de l’anémomètre, confirme ces tendances en augmentant, en fonction de l’intensité du vent, la superficie de la zone de déplacement de ces poursuites lumineuses. Entre la première et la seconde visite de l’artiste sur le site, s’est développée l’idée d’une horloge pour rythmer le programme durant sept heures. Chaque couleur, rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet, représente une heure, entre 18h00 et 01h00 du matin, pour se résumer en une minute par un passage rapide de tous les coloris de l’arc-en-ciel, avant de ne reprendre que le lendemain. Il est ainsi aisé, pour qui prend note de la correspondance des couleurs, de déterminer l’heure en se tournant vers la Halle AP2. Cela n’est pas sans rappeler le bruit qui s’échappait du site et qui donnait la mesure des journées de travail des ouvriers du chantier naval dunkerquois. Deux webcams sont installées au sein du boîtier en béton : l’une permet une retransmission en direct des effets de l’œuvre auprès du studio de l’artiste à Berlin impliquant une possible intervention sur la programmation, l’autre invite tout un chacun à percevoir depuis les quatre coins du monde et sur un site internet spécifique relié à celui du Frac, l’image de la façade, de jour comme de nuit, pour être amené à découvrir la beauté du site sublimé par cette mise en lumière.

 

Le Frac Nord-Pas de Calais possède une œuvre de l’artiste dans sa collection s’intitulant Grandstand and the Marxist Myth (A Light Lowered,

A Floor Raised, A Sound Bounced) (1996), installation multimédia interactive acquise en 1998. L’œuvre Blowing in the Wind rejoint à son tour en 2013 la collection.

 


L’artiste Angela Bulloch est née en 1966, à Rainy River dans l’Ontario au Canada. Elle a suivi des études d’art de 1984 à 1988 au Goldsmiths College de Londres, en Angleterre. Elle expose ses premiers travaux lors de l’exposition «Freeze» à la fin de ses études. La démarche d’Angela Bulloch se caractérise par une relecture critique de l’art conceptuel et minimal des années soixante. Son œuvre fait appel aux procédés digitaux, électroniques et numériques les plus développés.

 

L’artiste fait interagir de la lumière, du son, de la vidéo, du texte et des objets afin d’explorer la manière dont nous percevons et interprétons différents types d’informations, questionnant la notion d’auteur et la perception du temps.

 

Depuis 2000, elle développe entre autres des «Pixel Boxes», petites boîtes lumineuses programmées selon un rythme précis et capables de générer 16 millions de couleurs différentes. Nous pouvons d’ailleurs retrouver Hybrid Song Box.4 (2008), installation sonore de quatre cubes en bois perforés, au sein de la collection du Musée National d’art moderne/Centre de création industrielle
de Paris.

 

Elle vit et travaille actuellement entre Londres, au Royaume-Uni, et Berlin, en Allemagne.

Site internet


Sponsors

Dunkerque 2013

Capitale régionale de la culture